Alt image
FestivalArmenien_logo
Stacks Image 7527
Alt image
dateGenocide
Stacks Image 7530

Édition 2009

INTRO     • PROGRAMME     • KOMITAS     • SALLE DE PRESSE     • MERCI!
Stacks Image 1258
Stacks Image 1259
Stacks Image 1260
Biographie de Père Vartapet Komitas


• Père Vartapet Komitas, né Soghomon Soghomonian, vient au monde en 1869 à Keutahia en Turquie d’un père cordonnier et d’une mère tisserande. Tous deux témoignaient de grands talents musicaux.

• L’enfance de Komitas ne fut pas des plus belles ayant perdu sa mère avant son premier anniversaire et ensuite son père quand il n’avait que 11 ans.

• Grâce à son potentiel musical, un prêtre de Keutahia amena Komitas avec lui à Etchmiadzine pour que ce dernier puisse étudier au séminaire. Une fois sur place, sa belle voix et ses qualités d’écriture musicale sont remarquées par le catholicos Khrimian. Celui-ci devient son protecteur.

• En 1890, Komitas devient moine et trois ans plus tard, devient prêtre ou vardapet et obtient son nouveau nom de Vardapet Komitas.

• Komitas va élargir ses études à Berlin en 1896 et donnera une série de conférences sur la place spécifique de l’Église arménienne dans le monde musical. Il devient également à cette époque un des premiers musicologues de la Société internationale de la musique de Berlin.

• De retour à Etchmiadzine en 1899, il s’implique davantage dans la réformation de l’enseignement de la musique au séminaire. Il est également responsable d’avoir créé un petit orchestre et d’avoir perfectionné le niveau de performance de la chorale.

• Il se consacre alors à la musique populaire et liturgique, la purifie, la clarifie. De ville en ville, de village en village, parcourant toutes les régions du pays, il recueille de la bouche même des habitants les chants du terroir. Ce travail constitue un inestimable trésor musical national.

• Avec les années, sa popularité en tant que performeur et protagoniste de la musique arménienne grandit de la Russie à Paris.

• Étant donné sa popularité grandissante, Komitas subit les critiques de ses homologues cléricaux qui éprouvent une jalousie à son égard.

• Il décide alors de s’établir à Constantinople en 1910. C’est à ce moment que Komitas crée une école de musique et fonde le Choeur Goussan qui comprend 300 membres.

• Avril 1915 : c’est le début du génocide arménien. Komitas est arrêté en même temps que 2 500 intellectuels arméniens dont il est le seul survivant. Il est alors déporté en Anatolie et est atrocement torturé. Il survit grâce aux pressions internationales qui aboutissent à sa libération.

• Après avoir évité la mort, Komitas retourne à Constantinople et trouve sa bibliothèque détruite et pillée. Avec elle la presqu’intégralité de ses travaux personnels ainsi que de précieux manuscrits de système de notation musicale arménienne du XIe siècle ont disparu.

• Komitas tombe alors en dépression nerveuse doublée de mutisme. De plus, l’âme hantée par ces expériences traumatiques et cauchemardesques, les séquelles de son horrible expérience font en sorte que Komitas se replie sur lui-même.

• L’Arménie, voire le monde de la musique, perd désormais l’un de ses plus grands génies.

• Son état de santé de dégrade, il est transporté à Paris en 1919. Des médecins français essaient de le guérir mais nul ne peut plus rien.

• Après avoir passé les dernières vingt années dans des hôpitaux psychiatriques, il décède en 1935 à l’hôpital psychiatrique de Ville-Juif à Paris.

• Sa dépouille est transportée à Erevan en Arménie dans le Panthéon où reposent les plus illustres figures artistiques arméniennes. 

• Le génie de ce grand maître continue d’inspirer, de nos jours, tous les compositeurs arméniens.

• « Musicologue, compositeur, chanteur, pédagogue, conférencier, ethnologue, source inépuisable du savoir et de la connaissance du chant arménien, tel est bien le Père Komitas, le père et le maître de notre musique populaire et nationale. » Sirvart Kazandjian
« Le chant est un don naturel des paysans. Tous créent et chantent et chacun a sa part dans la constitution du répertoire national de la chanson... la chanson rustique appartient au peuple illettré, mais cette humble origine ne l'empêche pas d'être un art, transmis oralement avec une persistance exemplaire. »

« Dans la musique rustique arménienne, l'accent et le temps sont absolument indépendants l'un de l'autre. Il faut chanter ces chansons en s'inspirant des paroles et par les signes indiqués sur les notes et non point selon les règles d'accentuation de la musique occidentale. Il faut les chanter très lié, doux, calme, expressif et sans port de voix. »

Komitas